Entre dimanche et lundi, trois transplantations rénales ont été effectuées au Sénégal, précisément à l’hôpital militaire de Ouakam. Le colonel Youhanidou Wane, médecin chef et directrice de ladite structure sanitaire, a expliqué cette prouesse réalisée par son équipe.

«Ce dimanche nous avons procédé à notre première transplantation. Et nous y avons associé l’équipe des turcs. Pourquoi ? Parce que c’est chez eux que nous avons fait la formation des deux urologues et ils avaient été très gentils de nous recevoir. Ils ont bien voulu nous accompagner et nous guider», explique le colonel Youhanidou Wane.

Dans les colonnes de L’Observateur, elle explique que leurs collègues turcs sont venus au nombre de onze (11). Ils ont amené tout leur staff (le coordonnateur, l’infirmière, l’assistante sociale …) et ont opéré avec les équipes sénégalaises.

«Du fait qu’ils étaient habitués à la transplantation pour les premiers cas, nous avons voulu les convier pour d’une part, les remercier et d’autre part, pour qu’ils nous montrent l’environnement de la transplantation. Ça c’est pour les 3 premiers cas parce que nous en avons fait deux le dimanche et un ce lundi. Mais nous, nous avons toutes les ressources humaines et matérielles pour faire la transplantation », assure le médecin.

 

Aujourd’hui, elle signale qu’ils comptent sur la diligence du ministère de la santé pour pouvoir continuer la transplantation. «Parce que les équipes sont là en attente. C’est un appel que je fais à l’endroit des autorités pour qu’elles voient comment prendre en charge les médicaments et les réactifs. Si ces derniers sont subventionnés cela aidera beaucoup les familles. Nous avons tout mis en place et ce qu’on veut ce n’est pas s’arrêter en si bon chemin, les espoirs sont très grands», indique-t-elle dans les colonnes de L’Observateur.

 

Pour rappel, l’hôpital militaire de Ouakam a obtenu l’agrément pour réaliser la transplantation rénale le 17 avril dernier. Remis par le Conseil national du don et de la transplantation, celui-ci est valable pour deux ans. Jusque-là l’opération était effectuée à l’étranger.