L’Afrique possède des ressources humaines, agricoles, minières, énergétiques et technologiques exceptionnelles qui doivent être mises au service de son développement économique et social. Le développement durable de nos États passe nécessairement par l’industrialisation, la transformation locale de nos matières premières, la création de millions d’emplois qualifiés, le développement des régions de l’intérieur, le renforcement de notre souveraineté alimentaire, pharmaceutique, énergétique et numérique ainsi que la formation d’une jeunesse africaine hautement qualifiée. Afin de réaliser cette vision, nous devons mettre en place des usines dans tous les départements du Sénégal et dans tous les départements des États africains, notamment des usines de transformation du cacao, du café, du coton, de l’arachide, des mangues, des ananas, des bananes, des fruits et légumes, des jus et conserves alimentaires, des minoteries modernes, des usines de lait et produits laitiers, des usines de viande et de poisson transformés, des usines de sucre, des usines d’huiles alimentaires, des usines de biscuits, de sardines, de corned-beef, de saucissons, des usines de boissons, des raffineries alimentaires, des usines de tracteurs agricoles, de moissonneuses-batteuses, de systèmes d’irrigation modernes, d’engrais chimiques et biologiques, de pesticides biologiques, des usines pharmaceutiques africaines, de vaccins, de matériel médical, de scanners, d’IRM, de laboratoires biomédicaux, de prothèses dentaires, de béquilles, de seringues, de gants médicaux et d’ambulances. Nous devons également développer une puissante industrie numérique et technologique à travers des usines de fabrication d’ordinateurs africains, de smartphones, de téléphones mobiles, de tablettes, de télévisions, de semi-conducteurs, de microprocesseurs, de puces électroniques, de cartes mémoires, de clés USB, de cartes mères, d’écrans LCD et OLED, de serveurs informatiques, de fibre optique, de centres africains de données (Data Centers), de centres d’intelligence artificielle, de robots industriels et humanoïdes ainsi que des industries spécialisées dans les technologies émergentes. L’industrialisation de l’Afrique doit également s’appuyer sur une industrie énergétique moderne comprenant des usines de panneaux solaires photovoltaïques, de batteries électriques et lithium, de turbines industrielles et à gaz, de centrales hydroélectriques, nucléaires, des usines de biogaz, de dessalement d’eau, de recyclage industriel, de traitement des déchets, d’éoliennes industrielles, de compteurs intelligents ainsi que la fabrication de lampadaires et ventilateurs solaires. Afin de favoriser l’autonomie industrielle du continent, nous devons construire des cimenteries modernes, des usines de verre, de bois industriel, d’aluminium, de nickel, d’inox, de cuivre, de lithium, de cobalt, des raffineries d’or et de pétrole, des raffineries pétrochimiques modernes, des usines sidérurgiques, des fonderies modernes, des industries chimiques fines et lourdes, des usines de plastiques industriels, des usines de matériaux préfabriqués, de briques industrielles, de peintures, de câbles électriques, de plomberie et sanitaires, de baignoires, de lavabos, de bouteilles, de bouteilles de gaz ainsi que des usines de matériaux de construction innovants. L’Afrique doit également devenir une puissance dans le domaine des transports grâce à des usines automobiles africaines fabriquant des voitures électriques, des moteurs automobiles, des motos, des mobylettes, des vélos, des bus électriques, des pneus, des locomotives, des métros modernes, des rails ferroviaires, des trains à grande vitesse, des pièces automobiles ainsi que des chantiers navals destinés à la construction de grands navires commerciaux et militaires et de porte-conteneurs modernes. Dans le domaine aéronautique et spatial, notre ambition doit être de mettre en place des usines de fabrication d’avions commerciaux, d’hélicoptères civils modernes, de moteurs d’avions, de satellites, des centres africains de fabrication de fusées spatiales ainsi que des centres de recherche et de développement aérospatial capables de positionner l’Afrique parmi les grandes puissances scientifiques mondiales. Nous devons également promouvoir les industries légères à travers des usines textiles africaines, de chaussures, de sacs et emballages, de cahiers, de protège-cahiers, de stylos, de bijoux, de bracelets, de montres, de boîtes à bijoux, de matelas, de moustiquaires, de peignoirs, de parapluies, de parfums, d’eaux de Cologne, de gels de douche, de pâtes dentifrices, de brosses à dents, de poudres pour visage et pour bébé, de laits corporels, de savons, de démaquillants, de fonds de teint, de vernis à ongles, de crèmes pour le visage et dépilatoires, de détergents, de lessives, de lingettes, de cosmétiques ainsi que des industries de parfumerie africaines. Enfin, le développement économique et scientifique de l’Afrique nécessite la création, dans tous les départements du Sénégal et des États africains, de centres de recherche scientifique, de laboratoires technologiques, d’universités industrielles, de centres de formation technique et professionnelle, d’instituts d’ingénierie avancée et d’écoles d’ingénieurs afin de former les leaders scientifiques et industriels africains de demain. Ce grand plan industriel permettra à l’Afrique de créer des millions d’emplois, de réduire ses importations, de transformer localement ses ressources naturelles, de renforcer sa souveraineté économique, alimentaire, pharmaceutique, énergétique et numérique et de devenir, à l’horizon 2030, une puissance industrielle, scientifique et technologique au service de ses populations.