La haine est devenue son carburant : Boris Diop s’égare, Modou Abib Mbacké riposte

 

La sortie de Boubacar Boris Diop dans un entretien accordé au média Impact n’a pas tardé à provoquer une réaction. Et cette fois, Modou Abib Mbacké ne prend pas de gants.

 

Dans une réponse particulièrement sévère, il dénonce ce qu’il considère comme une succession d’attaques injustifiées contre l’ancien président Macky Sall et l’APR. Pour lui, Boubacar Boris Diop ne se contente plus de critiquer un bilan politique : il serait désormais enfermé dans une lecture systématiquement hostile à Macky Sall.

 

Modou Abib Mbacké s’insurge notamment contre une affirmation de Boris Diop concernant l’accueil de Macky Sall à Dakar, selon laquelle les principaux responsables de son parti n’auraient pas fait le déplacement.

 

Pour lui, ce genre d’affirmation ne relève pas d’une simple divergence d’analyse. Il y voit une volonté de dévaloriser Macky Sall jusque dans les détails de son retour au Sénégal.

 

« La haine est devenue son carburant. Elle l’aveugle et enferme son cœur. »

 

La formule est volontairement dure. Elle traduit la colère de Modou Abib Mbacké, qui estime que l’hostilité à l’égard de Macky Sall a fini par prendre le pas sur la raison et l’objectivité.

 

Le défenseur de l’ancien président refuse surtout que l’histoire politique récente du Sénégal soit racontée à sens unique. Macky Sall peut être critiqué, son bilan peut être contesté et ses choix politiques peuvent être combattus. Mais, insiste-t-il, cela ne donne à personne le droit de déformer les faits ou de transformer le débat politique en règlement de comptes.

 

Pour Modou Abib Mbacké, Boubacar Boris Diop, en raison de son statut d’intellectuel et de sa forte audience, devrait précisément être parmi ceux qui donnent l’exemple en matière de rigueur.

 

Au lieu de cela, estime-t-il, ses prises de position donnent parfois le sentiment d’un homme qui aurait laissé ses rancœurs politiques prendre le dessus.

 

La réponse de Modou Abib Mbacké est donc sans ambiguïté : il défend Macky Sall et refuse de laisser sans réponse ce qu’il considère comme une campagne permanente de dénigrement.

 

Il rappelle enfin que la politique ne devrait jamais conduire à perdre son sens de la mesure, ni à laisser la rancœur prendre la place de la vérité.

 

En guise de conclusion, il renvoie Boubacar Boris Diop au Noble Coran, notamment à la Sourate Ya-Sin, verset 9, dans un rappel aussi religieux que symbolique.

 

Un message clair : on peut combattre un homme politiquement sans nourrir la haine à son égard.

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