Le Sénégal traverse actuellement une zone de fortes turbulences financières. Selon des informations concordantes, la Banque africaine de développement (BAD) a décidé de suspendre ses décaissements, en raison de retards de paiement de l’État sénégalais sur certaines échéances.

Cette décision lourde de conséquences concerne un portefeuille estimé à 1 630 milliards de francs CFA, impactant directement 39 projets structurants dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’énergie et les infrastructures, piliers du développement économique national.

Une crise sociale qui s’installe

Les premières conséquences de cette situation se font déjà ressentir sur le plan social. Plusieurs travailleurs engagés dans ces projets sont privés de salaire depuis plus de trois mois, plongeant de nombreuses familles dans une précarité inquiétante.

Une crise silencieuse qui prend de l’ampleur dans un contexte économique déjà fragilisé.

Entreprises en difficulté, chantiers paralysés

Du côté des entreprises attributaires des marchés publics, la situation devient critique. Faute de paiements, elles peinent à poursuivre leurs activités et s’enfoncent dans des difficultés financières, certaines étant contraintes de s’endetter davantage auprès des institutions bancaires.

Conséquence directe : plusieurs chantiers à travers le pays sont à l’arrêt ou fortement ralentis, en contradiction avec les exigences de respect des délais souvent mises en avant par les autorités.

Un silence qui inquiète

Face à cette crise, l’absence de communication officielle suscite interrogations et inquiétudes. Aucune annonce claire ni calendrier de régularisation n’ont, pour le moment, été communiqués par les services compétents, notamment la Direction de l’Ordonnancement des dépenses publiques.

Ce mutisme renforce les doutes quant à la capacité de l’État à honorer ses engagements financiers et à préserver la confiance de ses partenaires techniques et financiers.


Source : Assirou.net