A longueur d’année, le spectacle y est garanti. Sur scène, des gens qui n’ont point la générosité des vrais comédiens mais qui excellent dans la bouffonnerie. Et de plus en plus, ils viennent jouer leurs mélodrames de mauvais goût dans l’espace politique où, du coup, on trouve plus de guignols que de vrais politiciens. Surtout dans un pays où n’importe quel farfelu peut accéder au statut de célébrité par la magie des médias, plus particulièrement des réseaux sociaux. Depuis que la politique est devenue le terrain par excellence d’acquisition de richesses, ils sont nombreux à s’y bousculer pour nous vendre des mirages. Car voyez-vous, des messieurs et dames qui n’ont pas pu franchir l’obstacle des parrainages lors de la dernière présidentielle prétendent à présent jouer les premiers rôles lors des Locales. Des farfelus dont certains seront freinés par la caution exigée pour ce scrutin et qui viendront jouer les gros bras derrière d’autres candidats plus nantis. Ces Locales étant justement une affaire de gros moyens financiers, les pauvres, eux, peuvent toujours faire leur deuil d’accéder aux affaires, même locales. La politique, c’est désormais une affaire d’argent même dans nos pays pauvres. Un paradoxe ? Pas du tout car il faut bien pouvoir acheter les suffrages de tous ces électeurs alimentaires ! Quant à tous ces messieurs et dames qui se croient si puissants et importants, refusant de se mettre derrière d’autres, croyez- nous, leur réveil sera brutal. En tout cas, après janvier prochain, il y en aura qui ne fanfaronneront plus. Ils découvriront la dure réalité en se rendant compte que la popularité qu’ils croient avoir se limite à l’angle de leur quartier. Voire entre les quatre murs de leur maison…
KACCOOR BI