Les jeunes étudiants Sénégalais et Africains ont reçu au Yale Club (sa résidence habituelle au Princeton Club étant fermée), le président Idrissa Seck au mois de Décembre passé. Ces derniers l’ont interpellé sur la question du 3e mandat et les risques de violence au Sénégal, ainsi que par sa démarche politique qualifiée par beaucoup de tortuosité. Sa réponse est claire. « Deux mandats de 5 ans. Pas trois. » dans un audio parvenu à IGFM.

Idy aux étudiants de Yale ; « Du Sopi, hier au Rewmi aujourd’hui , je poursuis invariablement et inlassablement le même projet politique dont les piliers demeurent constants. L’un de ces piliers, est de faire de notre pays, un pays souverain, respecté par tous ses partenaires. Doté de moyens sécuritaires appropriés en personnels, d’équipements et infrastructures pour faire face aux menaces extérieurs et intérieurs afin d’offrir aux citoyens comme aux étrangers vivants parmi nous, un environnement pacifié et sécurisé pour l’exercice de leurs activités légitimes. Le Sénégal où on ne marchera pas sur des cadavres pour arriver au pouvoir et pas aussi pour s’y maintenir. Un Sénégal qui mène une diplomatie de bon voisinage, d’intégration africaine et de participation à la promotion de la liberté, de la paix et la stabilité dans le monde.

Si je n’avais pas fait ce que j’avais fait en répondant à l’invitation du président Sall pour joindre nos forces, pour d’abord éviter de placer notre pays en situation de tension le rendant vulnérable face aux attaques extérieures, ensuite diminuer l’impact de la Covid-19 dont la fin a vu naître une autre crise mondiale, la guerre en Ukraine, le Sénégal aurait pu rejoindre le Mali, la Guinée, le Burkina Faso, dans l’instabilité, le terrorisme, le Jihadisme. Je ne regrette rien. Même si vous qualifiez ça de tortuosité. Comme je vous ai dit, la paix, la sécurité, la stabilité, condition première de l’exercice de toute activité humaine. Pour moi, l’objectif est atteint. Le Sénégal a traversé cette tempête qui a emporté bien de nos voisins. 

Sur un autre plan, un pilier du projet Sopi, qui était absolument central, était que nous devions faire du Sénégal, une démocratie majeure, où la transmission du pouvoir se fait sans violence à un rythme régulier, dont la fréquence n’exède pas 10 ans. Deux mandats de 5 ans. Pas trois.

 

Mon combat contre Wade en 2012, malgré l’immense affection que je voue à ce leader Africain d’execption, qui aurait pu à l’image de Mandela bénéficier d’une sortie honorable n’eut étét l’ubris et la double tentation d’un troisième mandat et d’une dévolution monarchique du pouvoir. Voilà ma position sur ces questions là.

 

Il y avait dans notre projet, bien d’autres piliers, j’aurait l’occasion de vous expliquer en fonction de vos centres d’intérêt ».