[ Contribution] Macky Sall : douze années de transformation et un rayonnement diplomatique au sommet, balayés par une seule parole ?

à l’époque, « en tant que chef de parti » plutôt qu’en sa qualité de chef du gouvernement, et que le président sortant de la Cour des comptes se montre lui-même prudent sur les termes employés, vient, selon ce courant d’opinion, confirmer que le registre choisi en 2024 devait davantage à l’urgence d’une séquence électorale qu’à la sobriété d’un constat technique.

 

Cette prudence vient d’être confirmée avec plus de netteté encore. Dans un entretien accordé à L’Observateur et publié le 18 juin 2026, à la veille de passer le témoin à son successeur Abdoul Magib Guèye, Mamadou Faye a affirmé que l’expression « dette cachée » ne figure « nulle part », « dans aucune page », du rapport officiel de la Cour des comptes. Pour les soutiens de Macky Sall, cette clarification, venant du premier magistrat financier du pays, achève de retirer tout fondement documentaire à l’accusation : selon eux, la parole du Premier ministre Ousmane Sonko, jamais étayée par la preuve formelle d’une dette dissimulée, a suffi à elle seule à plonger le Sénégal dans une profonde crise économique, financière et de confiance dont le pays peine encore à se relever une attitude qu’ils jugent totalement irresponsable.

 

El Hadji Bamba Cissé,

Consultant international

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