« Il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler », dit un adage africain. Ousmane Sonko, très respecté dans le landerneau politique de par son courage et son ambition affichée de changer positivement le Sénégal voire l’Afrique, a cette fois-ci trébuché avec sa langue, disons si je ne me trompe pas.

Durant la campagne électorale des élections législatives, il avait laissé entendre qu’excepté l’inter-coalition YAW-WALLU, toutes les autres roulent pour le président Macky Sall. Vu, les résultats officiels provisoirement publiés par la commission de recensement des votes, les trois (03) autres coalitions de l’opposition déséquilibreraient facilement la balance.

Il a battu une très bonne campagne électorale pour l’inter-coalition YAW-WALLU.  Il est indéniable que  Ousmane Sonko a le mérite d’être le chef de l’opposition. Il est aimé et est très suivi par des jeunes. Son engagement, sa bravoure son leadership,  son charisme et ses résultats à toutes les échéances électorales suffisent largement pour reconnaitre la dimension politique de l’homme dans le Sénégal.

En communication, il devance largement le camp de la mouvance présidentielle. Durant la campagne électorale, avec les caravanes de l’inter-coalition, son message a été bien suivi par les Sénégalais d’où l’excellent résultat obtenu par son camp.  Cependant, il avait fait une bourde en disant «Qu’excepté l’inter-coalition YAW-WALLU, toutes les autres roulent pour le président Macky Sall». Une sortie qui avait suscité beaucoup de polémiques et produit des frustrations dans l’opposition qui le taxaient de tous les noms d’oiseaux.

Aujourd’hui, une addition des sièges de YAW-WALLU donne 80 députés au moment au BBY a obtenu 82. Les trois autres députés déséquilibreraient facilement la balance. Ousmane Sonko osera t-il demander secours à ces trois députés pour déjouer les plans du régime puisque c’est c’est lui qui avait dit que les autres travaillent pour Macky Sall ?

Ces trois députés aussi, confirmeront-ils les dires de Ousmane Sonko pour soutenir la mouvance présidentielle ? Étaient-ils sincères dans leur quête du suffrage des Sénégalais et ne travailleront que pour la bonne marche de la République ?

« L’erreur est humaine, mais l’erreur commise avec conscience mérite d’être punie », me dira-t-on ! Mais punir aussi Ousmane Sonko veut-il dire aussi punir des millions de Sénégalais qui ont cru en lui et en son projet?

En tout cas, la balle est dans le camp de Papa Diop, Papa Djibril Fall et Thierno Alassane Sall.

Abdou GUEYE

Rédacteur Web