À peine limogé, déjà recasé : entre son poste de conseiller technique à l’Assemblée et son rôle à la mairie de Dakar, Ibrahima Thiam cristallise les critiques

À peine écarté du gouvernement, Ibrahima Thiam fait déjà son retour au cœur du pouvoir. Nommé conseiller technique au cabinet d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, il continue en parallèle d’exercer à la mairie de Dakar comme membre de la Commission Relations extérieures et Coopération.
Ce cumul de fonctions soulève des interrogations. Peut-on réellement assumer efficacement un rôle stratégique à l’Assemblée nationale tout en restant actif au niveau municipal ? Cette situation est-elle conforme aux principes de transparence et de bonne gouvernance souvent mis en avant par les nouvelles autorités ?
Au-delà de son cas, la polémique prend de l’ampleur. Plusieurs anciens ministres récemment limogés auraient eux aussi été nommés au sein du cabinet de Sonko. S’agit-il d’une stratégie politique assumée ou d’un simple recyclage des élites ?
Dans l’opinion, le doute s’installe. Certains dénoncent déjà la formation d’un cercle fermé, voire d’un “clan de privilèges”, loin des promesses de rupture et de renouvellement.
Le cas Ibrahima Thiam devient ainsi emblématique d’un débat plus large : la gouvernance actuelle marque-t-elle une véritable rupture ou une continuité déguisée ?

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