La réforme des articles L29 et L30 du Code électoral continue d’alimenter les débats politiques. Ministre-conseiller à la Présidence de la République et responsable de Pastef, Aldiouma Sow a exprimé une appréciation globalement positive du texte, tout en formulant des réserves sur la méthode adoptée.
Sur le fond, il estime que « cette réforme est consolidante » et qu’elle « va permettre à tous les Sénégalais qui jouissent de leurs droits civiques et politiques de participer à des élections ». Il y voit une véritable évolution du système électoral, soulignant qu’il s’agit « d’une rupture par rapport à ce qui se passait de 2012 à 2024 ». Pour lui, « sur le fond, les motivations sont salutaires »
Cependant, Aldiouma Sow insiste sur les limites de la démarche suivie. Il regrette une absence de démarche participative, estimant que cela s’écarte d’une tradition démocratique bien établie au Sénégal. « C’est gênant parce que ça rompt avec une tradition bien connue au Sénégal qui consiste, lorsque l’on touche aux règles du jeu démocratique ou électoral, à veiller à ce que la démarche soit participative », a-t-il déclaré.
Pour le ministre-conseiller, la position de la société civile et de la classe politique dans cette proposition de loi renvoie « à un épisode malheureux du 23 juin 2011 ». Aldiouma Sow considère qu’« on aurait pu prendre beaucoup plus de temps » et estime qu’« au niveau du timing, il n’y a rien qui presse »
Dans le même temps, il déplore un manque de concertation interne au sein de Pastef avant la présentation du texte à l’Assemblée nationale. « Avant que le groupe parlementaire ne la propose à l’Assemblée, il aurait été bien qu’on discute au niveau du parti. Cela n’a pas bien été le cas », a-t-il regretté.
En dépit de ces critiques, le ministre-conseiller réaffirme le caractère globalement positif de la réforme, qu’il considère comme une avancée importante du système électoral sénégalais.

