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Mort de John Aniston, père de Jennifer Aniston

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Son nom ne vous dit peut-être rien, mais en plus d’être le (vrai) papa de l’interprète de Rachel dans Friends, John Aniston était aussi l’une des stars d’un feuilleton américain à succès. Ce lundi 14 novembre, la comédienne américaine Jennifer Aniston a elle-même dévoilé la triste nouvelle de la mort de son père, à l’âge de 89 ans, le 11 novembre.

C’est sur son compte Instagram que l’actrice devenue célèbre grâce à la sitcom Friends a dit adieu à son père John, dans un émouvant message, accompagné de plusieurs photos de famille. « Mon cher Papa, John Anthony Aniston, tu étais l’un des plus beaux humains que j’aie jamais connus. Je suis si reconnaissant que tu te sois envolé vers les cieux en paix – et sans douleur », a-t-elle écrit pour lui rendre hommage.

Elle ajoute : « Et le 11/11 rien de moins ! Tu as toujours eu un timing parfait. Ce nombre aura toujours une signification encore plus grande pour moi maintenant. Je t’aimerai jusqu’à la fin des temps. N’oublie pas de me rendre visite », écrit encore l’actrice, très émue de voir partir son père à cette date, Jennifer Aniston étant née un onze (février).

De « Days of our Lives » à « Mad Men »

Moins connu de ce côté de l’Atlantique, John Aniston est pourtant une figure connue du petit écran puisqu’il incarnait un certain Victor Kiriakis dans le feuilleton à succès Des jours et des vies depuis 1985. Un personnage loin d’être le plus agréable de ce soap opera, même s’il marqua de son empreinte la série, grâce à son caractère de patriarche véreux.

Crédité dans plus de 2800 épisodes du feuilleton Days of our lives (le titre en version originale), l’acteur était déjà apparu dans cette série dès 1970, comme le rappelle BFMTV. Il y incarnait le Dr Éric Richards, avant de revenir 15 ans plus tard, pour le rôle qu’il l’a rendu célèbre.

D’origine grecque, l’acteur n’a que rarement passé la frontière du petit écran, même s’il a occupé plusieurs rôles plus ou moins importants dans des séries à succès telles que Mission Impossible, Supercopter, Star Trek Voyager, Gilmore Girls ou plus récemment encore dans la série Mad Men.

Assemblée nationale : Pape Diop au Nigeria, son remplaçant installé ce jeudi

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Moussa Diakhaté sera installé demain, jeudi, en tant que député. Le remplaçant de Pape Diop (Bokk Gis Gis), qui a démissionné de l’Assemblée nationale, sera intronisé à l’occasion de l’ouverture du marathon budgétaire.

Les Échos, qui donne l’information, rapporte que pendant ce temps, Pape Diop mène ses activités d’homme d’affaires à l’étranger. Le journal l’a repéré au Nigeria plus précisément.

HLM : le lutteur Saloum-Saloum arrêté pour trafic de cocaïne et viol sur une de ses clientes

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Le lutteur Saloum-Saloum devrait retourner en prison et y rester pour un bon moment. D’après Libération, il a été arrêté chez lui aux HLM pour trafic de cocaïne, viol et coups et blessures volontaires sur une de ses clientes.

Le journal indique que la victime vient de l’intérieur du pas. Elle était passée chez le lutteur pour acheter sa dose de cocaïne et la consommer sur place. Le prix de la drogue est fixé à 25 000 francs CFA.

La jeune femme de 24 ans restera chez Saloum-Saloum jusque tard dans la nuit. C’est ainsi que ce dernier vient lui annoncer que la dose qu’elle venait de consommer coûtait désormais 90 000 francs CFA.

Libération rapporte que Saloum-Saloum proposera à sa victime présumée des relations intimes, histoire de solder la différence. La dame refuse. Le lutteur se rue sur elle, la tabasse et la viole au moins à deux reprises, selon le journal.

Libérée de l’étreinte de Saloum-Saloum, la jeune dame se rend à la police et porte plainte. Les policiers débarquent chez le lutteur et l’arrêtent en même temps que sept autres personnes, dont quatre femmes, qui consommaient de la cocaïne.

C’est la quatrième fois depuis 2014 que Saloum-Saloum est arrêté pour une affaire de trafic de drogue.

Pape Alé Niang : « Mon enlèvement, séquestration et torture psychologique à la police

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Pape Alé Niang : « Mon enlèvement, séquestration et torture psychologique à la police a été organisé par le Directeur de la Police Bocar Yague, cautionné et encouragé par son ami, son binôme et complice le Procureur de la République Amady Diouf. »

#fenedoubediaw

Pourquoi des commerçants refusent d’appliquer la baisse des prix

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Au marché Castor, clients et commerçants ne parlent pas le même langage. Le constat a été fait que les nouveaux prix fixés parmi les 11 mesures prises lors du Conseil national sur la consommation ne sont pas en vigueur. Les clients accusent les commerçants. Ces derniers indexent le gouvernement. Reportage.

Le ton est sec. « Madame, c’est comme ça que vous me remettez le persil. Vous ne me proposez même pas de sachet. Mais, c’est du n’importe quoi », s’emporte une cliente, devant un étal, dans les dédales du marché Castor. À cran, la dame d’âge mur et teint clair ramasse son sac à moitié plein et poursuit son chemin, boudant la vendeuse. C’est dans ces circonstances que l’équipe d’Emedia s’est rapprochée d’elle pour l’interroger sur l’effectivité ou pas de la baisse des prix des denrées de grande consommation. « La baisse n’est pas effective. Le sucre, l’huile et le riz, les prix n’ont pas bougé. Ils disent qu’ils ne vont pas vendre à perte », peste la dame, qui a requis l’anonymat.

Moustache bien entretenue, Seydou Touré, commerçant grossiste, fait marcher la calculette face à un de ses employés, dans son magasin situé à l’entrée du marché. Il nous confie que depuis ce matin les discussions sont interminables avec les clients qui se présentent, brandissant la baisse des prix. Alors que celle-ci ne peut pas être appliquée, soutient-il, mordicus. Il explique : « Si je prends l’exemple du riz, il y a plusieurs qualités. Ce que les clients ne savent pas c’est que la baisse ne concerne que le riz indien (non parfumé) dont le kilogramme est fixé à 325 F CFA. Moi, je n’ai même cette variété puisque le stock est bloqué. Je propose du riz parfumé, du Royal Umbrella et le riz de la Vallée ».

Pour l’huile, c’est tout aussi compliqué, selon Serigne Ndiaga Lô. « Les grossistes vendent le bidon de 20 litres à 23 000 F CFA. Le litre doit donc coûter 1150 F CFA. Alors que le gouvernement a fixé le prix à 1100 F CFA. Pour que ça marche, les grossistes doivent vendre à 21 000 F CFA », renchérit-il. En attendant, pour se faciliter la tâche, plusieurs commerçants, comme notre interlocuteur, proposent la bouteille d’1,5 litre cédée à 1 800 F CFA. Les clients ont-ils d’autres choix ?

Même son de cloche au ‘’pack’’ (place réservée) aux bouchers. « A fora, où nous nous approvisionnons les prix n’ont pas bougé. Il faut que l’État agisse d’abord là-bas pour que cela se répercute ici. Sinon, cela ne nous arrange pas. On veut écouler notre marchandise comme tout le monde mais pas au point de vendre à perte », nous dit-on. Ainsi, le kilogramme de viande de bœuf qui devait passer à 3 600 F CFA, reste bloqué à 4 000 F CFA.

Dans les boutiques, le constat a été aussi fait qu’on est loin du nouveau prix, 575 F CFA, fixé pour le sucre. Il est vendu à 675 F CFA. Au marché, certains commerçants refusent même d’en vendre. C’est le cas de Seydou Touré. « Le sac de 50 Kg coûte actuellement entre 28 500 et 28 800 F CFA. Le kilo doit coûter 570 au lieu de 525 sans compter les sachets qu’on doit acheter pour la pesée. Ce n’est tout simplement pas possible », a-t-il appuyé.

Par contre, pour les légumes, les prix sont stables, apprécie, Anta qui n’a pas voulu préciser son nom de famille. Par exemple, pour la carotte, le kilo est passé de 700 à 600 F CFA.

Au nom du peuple, rendez-nous Pape Alé Niang et tous les détenus d’opinion

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La démocratie dans notre pays doit beaucoup à la presse libre. L’État doit se défaire des logiques de secte mafieuse fondant cette obsession du secret défense. Le pouvoir apériste s’est fourvoyé

Depuis des lustres, le peuple sénégalais est viscéralement attaché à la démocratie et ses corollaires, notamment la liberté d’opinion et l’Etat de droit. Ainsi, notre histoire politique, depuis notre accession en 1960 à l’indépendance sous le format néocolonial est marquée par divers processus de lutte pour le recouvrement de notre véritable souveraineté.

Ces luttes, dont la première phase ascendante ou point de basculement est la révolution de Mai 68, ont permis de faire tomber le mur du monopartisme et de la presse aux ordres du régime de prolongement du colonialisme français.

Cette trajectoire progressiste de notre histoire politique accéléra la libération du peuple et produisit, suite à des élections, deux alternances dans la direction du pouvoir suprême d’État. Beaucoup de patriotes ont payé, au prix de multiples privations de leurs libertés et parfois de leurs vies, un lourd tribut pour que vivent la démocratie, la justice et l’équité. Permettez-moi de rendre hommage à tous les combattants de la liberté et surtout à l’avant-garde du mouvement d’émancipation démocratique constitué d’acteurs politiques et ceux des médias porteurs de la liberté d’expression et du droit à l’information.

Sans conteste, la démocratie dans notre pays doit beaucoup à la presse libre et engagée qui opéra une véritable révolution culturelle dans les années 90 et 2000 en se positionnant comme les vigiles de la démocratie et de l’Etat de droit. Comme symboles de cette révolution des médias au service de l’intérêt exclusif du peuple et de la démocratie, je citerais, entre autres, Pape Alé Niang dont les « lives » sont adulés par le peuple car constituant la lumière face au contrôle judiciaire permanent de notre démocratie. En effet, le pouvoir apériste survenu à la suite de l’alternance d’Etat de 2012, s’est fourvoyé dans la logique du dépérissement de l’État de droit et du repli totalitaire comme modalités de conservation du pouvoir.

Les interdictions et répressions violentes de manifestations pacifiques, les arrestations et emprisonnements d’opposants politiques et activistes démocrates, les exclusions des compétitions électorales d’opposants challengers, les gros scandales financiers à partir des postures d’État, l’impunité érigée en règle pour certains membres du pouvoir sont autant de marqueurs de la déliquescence de la démocratie et de l’Etat de droit. Dès lors, sauver la République et la démocratie devient un impératif patriotique. Dans cette mère des batailles, Pape Alé Niang est un symbole qui contribue sans cesse au décloisonnement du repli totalitaire de l’État et à la déconstruction de l’instrumentalisation de l’appareil sécuritaire et judiciaire contre des opposants politiques. Ainsi il mena des investigations pour éclairer le peuple sur ce qu’il considère comme le complot d’Etat du siècle ourdi dans notre pays contre un opposant issu de la nouvelle génération de révolutionnaires panafricanistes. Comme le disait Ernesto Che Guevera « on commence à mourir quand on commence à garder le silence face à l’injustice ». Il décida de ne pas commencer à mourir et rendit compte au peuple souverain. Dès lors, la mécanique fascisante du pouvoir se mit en marche, Pape Alé fut enlevé en pleine rue et embastillé sous le prétexte de la « protection du secret relatif à la défense nationale qui relève d’un régime juridique strict ».

La vague d’indignation déferlante au plan national et international et de demande de libération immédiate de Pape Alé est en porte à faux avec l’argumentaire de violation du secret défense. Le défi majeur des États démocratiques actuels est celui de la transparence et de la redevabilité. L’État doit se défaire des logiques de secte ou mafieuses fondant cette obsession de secret défense opposable aux tenants de l’Etat juste protecteur des libertés individuelles et publiques. Pape Alé Niang, sur la base de principes invariables de défense de la démocratie quel que soit le régime au pouvoir, a brisé ces logiques surannées de production d’injustices, de scandales et de complots. C’est pourquoi il est embastillé avec d’autres détenus d’opinion. L’État auteur de cette forfaiture est en situation de violation de la sacro sainte liberté d’expression et du droit de chaque citoyen à l’information. Il est temps d’arrêter la spirale de descente aux enfers de notre démocratie. Et comme le dit, si bien, l’artiste musicienne Ma Sané dans un récent post en guise de soutien à Pape Alé Niang : « Ne laissons personne piétiner notre démocratie et nous priver de notre liberté de citoyens. Il a fallu une lutte longue et acharnée de nos aïeux pour en arriver là ».

Quant à moi, je conclue en clamant haut et fort : Rendez -nous Pape Alé et tous les détenus d’opinion afin qu’ils retrouvent les chemins de la liberté et le combat pour la cause du peuple.

Amadou Tidiane Wone : À force de sévir à tort, l’État perd du crédit.

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S’ENTENDRE SUR LES MAUX
À force de sévir à tort, l’État perd du crédit. Par abus de complaisance partisane, il entretient le doute puis la révolte. La bonne gouvernance se trouve dans la juste mesure : faire respecter les devoirs par une saine jouissance des droits
À force d’user abusivement de certains mots et concepts, on les banalise. On les verse dans le langage commun et, au fil du temps, ils perdent la charge de sacré qui en faisait la force et le mystère. Il en est ainsi, malheureusement, du « Secret défense » dont la seule évocation valait clôture des débats. Fermeture des portes.

Qu’en est-il de nos jours ?

Des informations d’une navrante banalité et, parfois d’un caractère plutôt suspect, tentent de trouver refuge derrière un concept dont la manipulation ne devrait pas être triviale. Ni quotidienne. Et il va falloir siffler la fin de la récréation ! Non pas en s’attaquant aux robinets qui coulent, mais en reprenant totalement la tuyauterie. C’est-a-dire reprendre en mains de manière vigoureuse et définitive les chaînes d’émission, de transmission et éventuellement de diffusion, autorisée et limitée, d’un certains nombre d’informations susceptibles d’être classées « Secret défense ». Et cela est une responsabilité régalienne de sécurité publique. À cet égard, l’Inspecteur du Trésor Mamadou Abdoulaye Sow vient de livrer une réflexion qui devrait susciter…réflexion !

En vérité, l’urgence de rétablir les principes de bonne gouvernance et de respect de l’État de droit revient en priorité à ceux qui sont dépositaires de la légitimité de servir, de défendre et d’illustrer les principes fondateurs de la République. Les fonctionnaires réputés avoir été formés pour cela doivent inspirer respect et…crainte ! Mais lorsqu’ils sont les premiers à transgresser les lois ou tout simplement la bienséance, ils sapent l’aura qui doit, nécessairement, entourer le prestige sans lequel le mythe de la notion d’État tombe en déliquescence. Et c’est alors la porte ouverte à la désobéissance civile puis à l’anarchie ! En vérité, à force de sévir à tort, l’État perd du crédit. À l’inverse, par abus de complaisance partisane, il entretient le doute puis la révolte. La bonne gouvernance se trouve donc dans la juste mesure : faire respecter les devoirs par une saine jouissance des devoirs. En toutes circonstances.

En sommes-nous capables ? That is the question !

Il suffit de regarder autour de soi le comportement de certains agents en uniforme sur la voie publique pour être saisi d’un doute….

Luy jot jotna !

Bienheureuses institutions !

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Les pauvres ! Il leur faudra bien se conformer aux mesures prises parle Chef. A leurs risques et périls. Acheter plus cher chez le grossiste et vendre moins cher aux miséreux. Une injustice que les malheureux détaillants devront supporter pour atténuer la colère des consommateurs. Mais dans ce jeu de yoyo, il s’agit bien de déshabiller Paul pour habiller Jacques.

Les grands perdants étant les détaillants qui ont déjà commencé à subir la dure loi des contrôleurs qui se font un malin plaisir à embarquer leurs marchandises. Mais voilà ! Dans ce combat contre la vie chère, les goulots d’étranglement des ménages ne se trouvent pas seulement au niveau des denrées alimentaires, des frais de scolarité ou du logement. L’Etat a oublié ces dépenses qui tuent silencieusement les ménages. Et en premier lieu, l’eau avec la société française qui nous en fait voir de toutes les couleurs avec des factures toujours plus salées sans qu’aucune explication ne soit servie aux consommateurs qui doivent se taire et subir.

D’ailleurs, on attend toujours l’audit du système de facturation de la Sen’Eau. Une promesse faite par le ministre de l’Eau et de l’Assainissement lors de son passage à l’Assemblée nationale en… 2021. L’électricité avec le système woyofal on devrait plutôt l’appeler « diisal » ! est également devenue un calvaire pour les ménages. Parmi les oublis, le train de vie scandaleux de l’Etat avec son Chef qui ne fait que des escales dans son propre pays avant de reprendre les airs pour aller recevoir des tapes des puissants de ce monde qui flairent l’odeur de notre pétrole et de notre gaz.

Ceux qui prenaient plaisir à comptabiliser et dénoncer les sorties de son prédécesseur étant dans ses valises. D’aucuns avaient même surnommé le père Wade « Mor Ndadjé » ! Une quarantaine de ministres, des dizaines de ministres conseillers, des conseillers spéciaux en veux-tu en voilà, des chargés de missions à la pelle, des envoyés spéciaux et même un Haut représentant! Tous ces gens payés à ne rien foutre, du moins pour la plus grande partie d’entre eux, ça grignote sur les finances publiques.

Ne parlons pas de nos institutions budgétivores comme l’Assemblée nationale, le Conseil économique, social et environnemental (Cese), le Haut conseil des collectivités territoires (Hcct), la Commission pour le Dialogue des territoires, le Haut conseil du dialogue social… N’en jetons plus ! Encore une fois, tout cela pèse sur les finances publiques et ce sont les citoyens qui sont pressurisés pour assurer le train de vie princier des éminences qui siègent dans ces institutions budgétivores et inutiles. La République est bonne fille !
KACCOOR BI – LE TEMOIN

Pape Alé Niang : La vérité des faits !

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La Coordination des Associations de Presse (CAP) a rencontré le samedi 12 novembre 2022, à la Maison de la presse Babacar Touré, le pool des avocats de Pape Alé Niang. Cette rencontre avec les avocats a permis d’établir les faits suivants :

Le journaliste Pape Alé Niang, Directeur de publication du site d’informations Dakar Matin, a été arrêté le dimanche 06 novembre 2022. Il est incarcéré à la prison de Sébikotane. Les chefs d’inculpation suivants ont été retenus contre lui :

-La diffusion d’informations militaires non autorisées par la hiérarchie
-Le recel de documents administratifs et militaires
-La diffusion de fausses nouvelles de nature à jeter le discrédit sur les institutions publiques.

Pas d’audition sur le rapport interne de la gendarmerie

Pape Alé Niang n’a pas été entendu, ni à la police (en présence de ses avocats), ni devant le juge d’instruction sur le rapport interne de la Gendarmerie.

Sur le plan factuel, il a été entendu à la police une première fois devant ses avocats. Une deuxième fois, la police a voulu l’auditionner, sans la présence de ses avocats. Il a usé de son droit au silence pour s’en tenir à ses premières déclarations.

Les poursuites du Parquet ne visent d’ailleurs pas ce rapport.

Trois chefs d’inculpation, quatre articles visés

Les poursuites portent sur des messages radio de la Police et des Sapeurs-pompiers, sur des vidéos live que Pape Alé Niang a eu à faire sur la mort de François Mancabou, mort en détention, et sur le Général Moussa Fall, Haut commandant de la gendarmerie nationale.

Ainsi trois infractions ont été retenues et quatre articles ont été visés : il s’agit des articles 64, 370, 255 et 430 (430 et 370 étant liés).

Pour une liberté provisoire

Le pool d’avocats va solliciter une audition au fond dès cette semaine et se battre pour obtenir la levée de toutes les charges.

Mais au regard de l’article 139 du Code de procédure pénale, le juge d’instruction n’avait aucun pouvoir d’appréciation sur le mandat de dépôt sollicité par le parquet. Il était tenu de le placer sous le mandat de dépôt.

Il n’avait pas la latitude de juger de la pertinence du dossier ou des motivations du procureur.

Les éléments d’un acharnement

L’arrestation de Pape Alé Niang prouve un acharnement. En atteste la fragilité du dossier sur le plan purement judiciaire. Cette arrestation est le résultat d’une traque de longue date car Pape Alé Niang était sur la ligne de mire du pouvoir depuis plusieurs mois. Pour preuve, certains faits sur lesquels il a été entendu et placé sous mandat de dépôt remontent au mois d’avril 2022. Des faits qui n’ont rien à voir avec la défense nationale.

La vérité est qu’il fallait l’arrêter d’abord, ensuite chercher des motifs d’inculpation. Dès son arrestation, les articles 80 (trouble à l’ordre public) et 363 (violation de secret professionnel) lui ont été collés pour motiver sa garde à vue.

Le même jour, après minuit, contrairement à ce qui a été retenu au début contre lui, d’autres chefs d’inculpation lui ont été notifiés. L’article 80 a disparu pour céder la place à l’article 430 afin d’introduire le recel de document estampillé « confidentiel » : c’est-à-dire le message de la police et le communiqué de la Brigade des Sapeurs-pompiers.

C’est après son déferrement que le procureur a ajouté l’article 255 qui réprime la diffusion de fausses nouvelles.

On veut faire croire aux Sénégalais que PAN a été arrêté pour avoir divulgué des secrets militaires mais, c’est faire dans l’amalgame. En effet, quand on parle de secret militaire au sens propre du terme, c’est la gendarmerie et l’armée car la Police est un corps paramilitaire. Les accusations faites à PAN portent moins sur le message des Sapeurs-pompiers que sur le message radio du Commandant du Groupement mobile d’intervention la Police (GMI) que PAN a interprété après avoir obtenu le document sur les réseaux sociaux.

PAN un détenu politique

Le dossier juridique est juste un prétexte. Pape Alé Niang est un détenu politique vu les articles visés : 64 et 255. Des infractions et des implications politiques qui en font un détenu politique.

A noter que :

-PAN n’a pas diffusé ce message, mais en tant que professionnel, il s’en est approprié pour faire une analyse et donner son point de vue. Son fondement légal, c’est le devoir d’informer.
-La Brigade de Cybercriminalité dispose des moyens nécessaires pour savoir qui a publié en premier ce document sur les réseaux sociaux.
-Concernant ces types de messages de la Brigade des Sapeurs-pompiers, ils sont toujours placardés dans les casernes, donc à la portée du public.
-Le juge d’instruction est à la merci du Parquet et se retrouve ligoté par les dispositions de l’article 139 du code de procédure pénale tout comme les avocats.
-Le Parquet dans notre système est le représentant du Garde des Sceaux qui est sous l’autorité du Président de la République.

Des infractions politiques

Même si le Code pénal sénégalais n’identifie pas en tant que telle des infractions politiques, les incriminations collées à Pape Alé Niang sont de la catégorie des délits politiques. En effet, certains articles du Code pénal, par leur histoire, sont des infractions politiques par destination. Comme la loi anti casseur (article 80), des dispositions qui ont été mises en place suite à des évènements politiques précis entre les années 1962 et 80.

Ce sont des infractions pour lesquelles l’Etat met la pression sur ceux qui le contrarient et visent le plus souvent les opposants, les activistes, pour des «manœuvres pouvant jeter le discrédit sur des institutions, offense au chef de l’Etat, actes de nature à troubler l’ordre public, ou diffusion de fausses nouvelles». C’est une survivance de régime autoritaire sous le Président Abdou Diouf. Sous le Président Abdoulaye Wade, c’est l’article 255 qui était le favori et le pouvoir actuel du Président Macky Sall, combine les deux.

Les hérésies du dossier

Le dossier Pape Alé Niang vise des infractions inconciliables et incompatibles : Soit les informations sont avérées, donc il n’y a pas de diffusion de fausses nouvelles, soit les documents sont faux (communiqué radio de la police et communiqué des sapeurs-pompiers) alors il n’y a pas d’informations portant sur un secret défense. Cela crève l’acharnement : il fallait coûte que coûte tenir PAN et le faire taire.

Eloignement du détenu, entrave à la défense

En l’incarcérant à Sébikotane, les autorités placent Pape Alé Niang à des kilomètres du juge d’instruction. Ce qui signifie que le magistrat instructeur n’est pas prêt pour l’entendre dans le fond. Cet éloignement peut être vécu comme un traumatisme car le détenu, s’il le pouvait, communiquerait tous les jours avec ses avocats pour préparer et organiser sa défense. Ce qui n’est pas possible avec cet éloignement. Et l’impossibilité de pouvoir communiquer tous les jours avec ses avocats porte atteinte aux droits de la défense. C’est une entrave à un principe général du droit.

Menaces sur la profession de journaliste

Des personnes ont traqué et arrêté Pape Alé Niang pour le faire taire. En réalité, c’est moins les infractions visées qu’une somme de subjectivités qui font le soubassement de ce dossier. Et cet acharnement est une menace réelle pour la profession de journaliste car ce sont les intérêts supérieurs de la profession qui sont en jeu.

En visant les fausses nouvelles, ce sont tous les journalistes qui sont en ligne de mire. C’est le droit à l’information qui est en jeu, pour un journalisme libre et respectable.

La Coordination des associations de presse (CAP)

Des mots sur les maux pour exorciser le comportement maléfique d’un régime

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L’histoire politique du Sénégal nous montre qu’à chaque fois qu’il y a une crispation sociale, celle-ci est causée par le comportement d’un gouvernement ou d’un régime sur qui les populations ne s’identifient plus ou ne s’y retrouvent. Sur fond de luttes sociales et le corollaire d’une crise économique il y a eu des remparts qui se sont toujours dressés face aux dérives d’une gestion autocratique et clanique malgré l’arbitraire brandi comme arme de musèlement des voix discordantes. La vérité, elle est là – patente et indéniable – on ne peut la travestir – Macky a déçu et échoué sur le terrain qu’il nous a amené et dont il s’est voulu le chantre : le rétablissement des valeurs de la République.

L’échec profond des slogans « la patrie avant le parti » ; « la gouvernance sobre et vertueuse » et l’entourloupe autour du mandat.

L’ensemble des slogans qui a convaincu à leur départ des millions de concitoyens se révèle être une escobarderie. L’évaluation de cette décennie de gouvernance en est la preuve palpable. Scandales sur scandales, conflits d’intérêt sur conflits d’intérêt, le tout ceint de resquilleurs qui usent de tous les moyens pour s’enrichir sur le dos de pauvres concitoyens. Quelle image donnent-ils aux yeux sénégalais ? de la pratique politique ? politique matin, midi et soir. A ce rythme il n’y aura aucun d’entre nous qui peut brandir une qualification professionnelle. Allez travailler bon sang ! Trouvez-vous un savoir-faire chers politiciens !

Il est ce constat psycho-sociologique qui met en avant ce phénomène. Tous les présidents deviennent amnésiques à la veille de la fin de leur mandat. Ils oublient tout en inventant un futur incertain, un temps qu’ils n’arrivent pas à conjuguer mais le peuple sait retenir le passé, le présent et le futur. Il peut même les employer tout le temps.

La force du clic pour rappeler la démocratisation de l’information

Face à des gens qui ne comprennent et ne vont dans le sens des aspirations de leur peuple, quoi de plus que la démocratisation des réseaux sociaux pour leur rappeler leurs engagements. Face à des gens qui n’obéissent à aucune éthique, et qui n’ont que dédain et mépris pour leurs concitoyens le politiquement correct dans les réseaux sociaux relève de la naïveté quand en face ce ne sont pas des gentlemen. Vous n’aimez pas la polarisation de l’opinion autour de vos bévues de gestion scandaleuse, vous voulez donner des leçons de morale, soyez les premiers à ne pas violer les lois de ce pays ou ne pas être empêtrés dans des scandales. Balaa nga né naam né fa !

A défaut, cette phrase intelligemment trouvée « la magie du clic fera face à la toute puissance du flic et du flic ». Il ne peut y avoir meilleure compréhension des mutations de la société d’information que cela. Les nouveaux rapports à l’information nous montrent que les infonautes sont aujourd’hui les artisans même de l’information, du slow journalisme. Nos concitoyens sont comme des abeilles qui butinent l’information- Profession, Journalistes 2. 0

Comme Metoo, l’information s’est aussi libérée et cela personne ne peut le contrer avec les réseaux sociaux. C’est l’ère de la présomption de connaissance et non de l’ignorance.

Comment pouvez- vous tous les jours voir des scandales financiers à coups de milliards, impliquant les pontes du régime et dire qu’aucun citoyen de doit en parler ? Que dire de la justice qui finit de montrer à la face du monde qu’elle s’est accroupie ? Les détournements, les malversations, le népotisme, les injustices sont autant de comportements scandaleux qui dressent les pontes de ce régime en contre-modèle pour ne pas dire en agent maléfique qui bride note marche en avant. Macky remettez de l’ordre là-dedans ! Dans votre gestion ! Autour de vos hommes ! Des hommes de valeurs !

Toute voix discordante n’est autre chose que rappeler à Macky Sall et son gouvernement d’être des gentlemen et de se consacrer exclusivement aux maux de la société qu’ils dirigent. Réjouissons-nous d’avoir un peuple qui utilise les mots pour les dénoncer et vous alertent lorsque vous flanchez. Et quand un pouvoir s’appuie avec la complicité d’un pouvoir veut museler un pouvoir à qui il a délégué une mission de service public, c’est parce qu’il a quelque chose à cacher. Il est donc nécessaire pour la décrispation des nerfs de part et d’autre d’utiliser l’opposition et les voix discordantes comme réceptacle de toutes les frustrations et non les bâillonner : LIBEREZ PAPE ALE NIANG. Sinon, le temps vous rattrapera toujours et la population sénégalaise est mûre et saura resserrer l’étau au moment voulu quand vous voudrez esquiver l’anathème qu’elle vous réserve : « bouko sakh djeem ! » vous prévient-elle !