Au Sénégal, le phénomène « My Bestie » occupe une place importante sur TikTok. Derrière ce nom figure Khady Sonko, une créatrice de contenu dont les publications centrées sur des confidences intimes et des récits conjugaux rencontrent une forte audience sur la plateforme.
D’après Kawtef, ce succès repose sur le partage de « cas », présentés comme des confessions personnelles et des potins parfois obscènes, visionnés à grande échelle. Le contenu met en avant des sujets relevant de la vie privée, notamment les infidélités ou des secrets de couple, dans un format qui installe suspense et exposition publique.
Le texte source indique que cette dynamique est associée à un recul de valeurs traditionnellement mises en avant dans la société sénégalaise, comme le « sutura » et le « kersa », liés à la discrétion et à la pudeur. Dans cette logique, l’intimité est décrite comme un levier d’audience et de visibilité sur les réseaux sociaux.
Le même contenu souligne toutefois qu’il existe d’autres usages du numérique. Des espaces tels que « Femmes Chics » ou « Sama Dieukeur, Sama Xarite » sont cités comme des plateformes d’entraide, où circulent des conseils médicaux, des appuis financiers et une écoute destinée à des personnes confrontées à des difficultés.
Publié à partir d’éléments attribués au Soleil, le sujet oppose ainsi deux usages distincts des réseaux sociaux : d’un côté, des contenus fondés sur l’exposition de la vie privée ; de l’autre, des cadres présentés comme solidaires et utiles au quotidien. Le contenu source précise que l’effet de ces plateformes varie selon l’usage qui en est fait.


