Justice : Samuel Sarr relaxé dans l’affaire des 2 milliards FCFA, Cheikh Amadou Amar débouté

Le Tribunal correctionnel de Dakar prononce la relaxe de l’ancien ministre et rejette la constitution de partie civile de l’homme d’affaires

Le Tribunal correctionnel de Dakar a rendu, ce jeudi 9 juillet 2026, son verdict dans le dossier opposant Samuel Sarr à l’homme d’affaires Cheikh Amadou Amar. À l’issue du procès, la juridiction a prononcé la relaxe de l’ancien ministre poursuivi pour abus de confiance, tout en rejetant la constitution de partie civile de Cheikh Amadou Amar.

Une affaire portant sur 2 milliards de FCFA

Le litige remonte à une plainte déposée le 15 octobre 2021 par Cheikh Amadou Amar. L’homme d’affaires affirmait avoir remis 2 milliards de francs CFA à Samuel Sarr afin que cette somme soit transmise à l’ancien président Abdoulaye Wade.

Selon le plaignant, l’ancien ministre n’aurait jamais fourni les preuves attestant de la remise effective des fonds, ce qui avait motivé une plainte pour abus de confiance.

La justice écarte les accusations

Tout au long de la procédure, Samuel Sarr a contesté les faits qui lui étaient reprochés. Il avait également engagé une procédure distincte contre Cheikh Amadou Amar pour faux et usage de faux en écriture de commerce ou de banque.

Après examen du dossier, le Tribunal correctionnel a estimé que les éléments présentés ne permettaient pas d’établir l’infraction reprochée à Samuel Sarr. Les magistrats ont ainsi prononcé sa relaxe.

La juridiction a également débouté Cheikh Amadou Amar de sa constitution de partie civile.

Par ailleurs, les demandes formulées par Samuel Sarr dans le cadre de son action reconventionnelle contre Cheikh Amadou Amar ont elles aussi été rejetées.

Cette décision met un terme à cette procédure en première instance, même si les voies de recours prévues par la loi demeurent ouvertes aux parties.

Source : informations judiciaires rendues publiques le 9 juillet 2026.

Laisser un commentaire