La crise au sein du Grand Parti est loin d’être terminée. Alors que Malick Gackou a annoncé la dissolution de la formation politique à la suite de son ralliement à Pastef, plusieurs cadres continuent de contester cette décision et remettent en cause sa validité au regard des statuts du parti.
La fronde est notamment portée par le coordonnateur des cadres, Pape Médoune Sow. Plusieurs responsables estiment que la disparition du Grand Parti ne peut être actée sans respecter certaines procédures internes. Une réunion des cadres est annoncée pour le 5 septembre prochain.
Les contestataires saisissent le ministère de l’Intérieur
La contestation dépasse désormais le cadre interne du parti. Une délégation de responsables du Grand Parti s’est rendue au ministère de l’Intérieur, où elle a été reçue par le directeur des Libertés publiques.
Cette démarche vise notamment à contester toute reconnaissance officielle de la dissolution annoncée. Selon les contestataires, les services du ministère auraient indiqué qu’ils n’entendaient pas, à ce stade, se prononcer sur le fond du différend.
Les responsables opposés à la décision de Malick Gackou s’appuient principalement sur les statuts du Grand Parti. Ils soutiennent notamment qu’un congrès doit se tenir avant toute décision portant sur la dissolution de la formation.
Ils soulignent également qu’aucune convocation officielle d’un congrès n’aurait été portée à la connaissance des militants et qu’aucun document formalisant cette procédure ne leur aurait été présenté.
Le statut de Malick Gackou au cœur du débat
Les contestataires invoquent également l’article 3 des statuts du Grand Parti. Celui-ci prévoit, selon eux, qu’un militant qui rejoint une autre formation politique est considéré comme démissionnaire d’office.
Ils estiment ainsi que le ralliement de Malick Gackou à Pastef pourrait avoir des conséquences sur son propre statut au sein du Grand Parti et ne lui permettrait pas, selon leur lecture, de décider seul de la dissolution de la formation.
Pour rappel, la fusion-absorption du Grand Parti par Pastef avait été annoncée comme actée le 5 juin 2026. Quelques jours plus tard, le 12 juin, un collectif de cadres et de militants avait rejeté cet accord, le considérant comme contraire aux statuts et motivé par des considérations politiques.
La réunion prévue le 5 septembre pourrait donc constituer une nouvelle étape importante dans cette bataille interne. Elle devrait permettre aux cadres contestataires de préciser leur position et de déterminer les prochaines actions à mener.
Assirou.net suivra l’évolution de cette crise au sein du Grand Parti et les éventuelles décisions qui découleront de la réunion du 5 septembre.
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