Le bras de fer entre le gouvernement sénégalais et le système des Nations unies commence à produire ses effets. Selon Le Quotidien, l’ONU a décidé d’investir plus de 220 milliards de FCFA à Nairobi, capitale kényane, afin d’en faire un hub stratégique au même rang que New York, Genève ou Vienne.
Plusieurs agences majeures – Unicef, ONU-Femmes, UNFPA – y installeront leurs sièges régionaux, confirmant ainsi le choix de Nairobi comme nouveau centre névralgique onusien en Afrique.
Cette réorientation intervient sur fond de tensions persistantes avec Dakar. La Maison des Nations unies de Diamniadio, inaugurée en grande pompe sous l’ex-président Macky Sall, est aujourd’hui au cœur d’un conflit. Le Premier ministre Ousmane Sonko remet en cause les accords d’occupation, notamment le loyer jugé trop bas par l’État du Sénégal.
L’ONU, qui bénéficie d’un loyer symbolique à Nairobi, estime les conditions imposées par Dakar excessives. Après avoir envisagé Abidjan, c’est finalement Nairobi qui a raflé la mise, grâce à son environnement jugé plus stable, attractif et maîtrisé.
Ce choix stratégique marque un revers pour Dakar, qui voit s’éloigner une partie de l’influence diplomatique qu’elle espérait incarner avec Diamniadio. Nairobi, elle, s’impose désormais comme la grande gagnante du bras de fer.