Lors de sa passation de service avec son successeur, Serigne Guèye Diop, le ministre Abdou Karim Fofana a rappelé qu’en 18 mois, avec ses équipes, il a eu à revivifier un secteur stratégique dans le grand dessein du progrès économique et social de notre pays. 
 
En effet et pour rappel, à l’issue du conseil présidentiel consacré à la lutte contre la vie chère, tenu le 05 novembre 2022, d’importantes mesures avaient été prises par le président d’alors, Macky Sall,  pour des baisses immédiates sur les denrées de première consommation. Ainsi, « le soutien au pouvoir d’achat des ménages fut effectif à travers des subventions d’un montant de 1600 milliards FCFA sur deux exercices, entre 2022 et 2023 », précise Abdou Karim Fofana. Ces subventions ont concerné le carburant à hauteur de 300 milliards de FCFA, les produits alimentaires pour 150 milliards de renonciations fiscales et douanières, les salaires des fonctionnaires avec 150 milliards de renonciations fiscales provoquant une augmentation du pouvoir d’achat des agents de l’État.
 
En effet, ajoute l’ancien ministre du commerce, rien qu’en 2022, le Sénégal a mobilisé plus de 6% de son PIB pour face à l’inflation qui était de 9,5% et est passée depuis à 3,5%. À la suite des concertations sur la vie chère, 100 milliards de FCFA de subventions et de renonciations fiscales ou douanières ont encore été injectés pour de nouvelles mesures sur le sucre, le riz, l’huile.
Par ailleurs, avant la crise internationale liée à la Covid19 et au conflit russo-ukrainien, l’essentiel des prix des denrées avaient été maitrisés sur les 8 années précédentes, entre 2012 et 2020.
À partir de l’apparition de la crise, les actions entreprises ont permis d’agir sur les produits sous administration et de les maintenir à des niveaux moins élevés que dans la plupart des pays de la sous-région. Aussi, quelques exemples d’impact sur le coût des produits ont été donnés par le ministre sortant : il s’agit du pain pour lequel, « sans l’intervention de l’État, une baguette aurait coûté 325 francs. Elle coûte 175 francs parce que l’État met des subventions sur le sac de farine », rappelle le ministre. 
 
Le riz brisé ordinaire dont le kg coûte 375 francs au consommateur aurait coûté 500 francs sans l’intervention de l’État. « Une diminution de 125 francs au kg dont 25 francs de subvention directe et 100 francs de renonciation fiscale est ainsi pratiquée sur cette denrée », précise AKF. 
 
Pour les hydrocarbures, le litre de gasoil est à 750 francs c’est parce que l’État a pris en charge pour vous 200 ou 300 francs.
– Et quand le consommateur achète la bonbonne de gaz à 2885 francs, dira le ministre, « l’État a pris en charge 1400 francs pour arriver à ce prix de revient au consommateur ». 

Sans oublier la tonne de ciment qui est à 90.000 francs CFA à Abidjan, 110.000 à Bobo Dioulasso, 88.000 à Bamako, alors qu’à Dakar elle est à 74.000.