Addis-Abeba, 10 septembre 2025 – L’ancien président sénégalais Macky Sall a profité de la tribune du 2e Sommet africain sur le climat (ACS2) pour appeler à une mobilisation massive de financements en faveur du continent.

« L’Afrique ne peut, à elle seule, faire face aux effets d’un état d’urgence environnemental mondial qu’elle n’a pas créé », a-t-il martelé, soulignant l’importance de mobiliser les ressources convenues pour le financement d’initiatives et de projets d’adaptation au changement climatique.

Une mobilisation collective pour la COP30

Le sommet, co-organisé par l’Union africaine (UA) et le gouvernement éthiopien à l’invitation du Premier ministre Abiy Ahmed, a réuni une quarantaine de chefs d’État et de gouvernement, ainsi que plus de 25 000 participants, dont des experts et représentants de la société civile. L’objectif : consolider une position commune avant la COP30 prévue au Brésil.

Le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a ouvert les travaux en appelant à « une voix unie pour une justice climatique ».

Macky Sall exige un effort global plus ambitieux

Ayant présidé l’UA lors du premier sommet en 2023 à Nairobi, Macky Sall a insisté sur la nécessité de mobiliser 1 300 milliards de dollars par an pour l’adaptation, contre seulement 300 milliards proposés au niveau mondial. Son plaidoyer s’aligne sur les engagements du Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique (AAAP), lancé en 2021, qui vise 25 milliards de dollars pour le financement de projets dans l’agriculture et les infrastructures.

Vers une Afrique plus résiliente

Le sommet, précédé d’une Semaine du Climat (4-7 septembre), a mis l’accent sur la promotion de solutions africaines dans le domaine des énergies renouvelables, avec un objectif de passer de 56 GW à 300 GW d’ici 2030. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où le continent est particulièrement vulnérable aux catastrophes climatiques, qui ont touché plus de 110 millions de personnes en 2024.