I. Le constat : un pays à l’arrêt, un pouvoir enfermé dans la rancœur
« Je prends la parole non pour dénoncer, mais pour éclairer. Depuis deux ans, le Sénégal n’avance plus. Un mot résume notre situation : paralysie.
Les infrastructures sont stoppées.
Les investissements sont gelés.
Les administrations fonctionnent au ralenti.
Les entreprises attendent.
Et notre jeunesse, elle, ne peut plus attendre. »
Pour El Hadj Ndiaye, le pays n’est plus gouverné par une vision, mais par des émotions :
des rancœurs, des règlements de comptes, une méfiance permanente.
« Un pays ne se dirige pas avec le ressentiment. Un pays se dirige avec une vision. Aujourd’hui, ce gouvernement réagit, bloque, doute… mais n’agit plus. »
II. Le risque : « Le Sénégal pourrait emprunter le chemin du Mali »
Le porte-parole avertit :
« Les nations qui cessent d’avancer finissent par reculer, et celles qui reculent finissent par tomber. Regardez autour de nous :
Mali effondré, Burkina vacillant, Niger instable… »
Il évoque l’avancée des groupes djihadistes dans les zones où l’État s’affaiblit.
« Un Sénégal immobile devient un Sénégal vulnérable. Comme l’écrit Michel Onfray :
‘Lorsqu’un pouvoir ne construit plus, il détruit.’ »
Il rappelle aussi Senghor :
« Aucun peuple ne survit longtemps dans la division et l’improvisation. »
III. Les propositions : un plan en 5 axes pour sauver le quinquennat
El Hadj Ndiaye assure ne pas vouloir « menacer », mais proposer des solutions pour remettre le pays debout.
1. Décréter un Plan d’Urgence Économique National (PUEN)
– Débloquer les projets gelés
– Réactiver les chantiers
– Sécuriser les paiements publics
– Sortir du gel administratif
Pas dans trois mois : immédiatement.
2. Lancer un programme massif pour l’emploi des jeunes
– Modernisation des centres de formation
– Création de CFA sectoriels
– Incitations à l’embauche dans les entreprises
– Mobilisation de la diaspora via « La Porte du Futur – Sénégal »
– Objectif : 100 000 jeunes formés et placés en 24 mois
3. Stabiliser et moraliser la gouvernance
« Le pays ne peut pas être dirigé par la peur ou la vengeance. »
Il demande la fin des purges politiques et le retour au droit.
4. Protéger le Sénégal des fractures du Sahel
– Sécurisation des frontières
– Renforcement du renseignement
– Alliances stratégiques renforcées
« Un pays faible est une proie. »
5. Ouvrir un dialogue national inclusif
État – entreprises – société civile – diaspora.
Inspiré du modèle d’Abdou Diouf :
« La démocratie, c’est la capacité de se parler même quand on ne s’entend plus. »
IV. L’ultimatum : 100 jours pour agir
« Je vais être clair :
Si le gouvernement persiste dans l’immobilisme…
Si les deux années à venir ressemblent aux deux années passées…
Si la rancœur continue de guider l’action publique…
Alors Sénégal Demain prendra ses responsabilités. »
Il fixe un horizon précis : 100 jours pour :
– relancer les projets
– débloquer l’économie
– sécuriser l’emploi des jeunes
– apaiser la gouvernance
– ouvrir un dialogue réel
– clarifier la vision du pays
« Si rien ne change, nous agirons. Politiquement. Démocratiquement. Légalement.
Mais avec la détermination de ceux qui refusent la chute. »
V. Conclusion : un appel solennel au sursaut national
El Hadj Ndiaye cite encore Senghor :
« Le Sénégal n’est grand que lorsqu’il se souvient qu’il a un destin. »
Puis Abdou Diouf :
« La paix n’est pas un héritage, c’est une construction quotidienne. »
Il conclut :
« Je tends la main au gouvernement, mais je trace une ligne rouge.
Je choisis l’unité, mais je refuse l’immobilisme.
Le temps du sursaut est venu.
Parce que le Sénégal vaut mieux que l’arrêt.
Parce que notre jeunesse vaut mieux que l’attente.
Parce que notre nation vaut mieux que la rancœur.
Que chacun prenne ses responsabilités, pour Demain le Sénégal. »
— El Hadj Ibrahima Ndiaye