Face aux difficultés économiques et sociales que traverse le Sénégal, Abdoulaye Sylla a livré un plaidoyer fort en faveur d’un changement de paradigme dans la gouvernance économique. Pour le député, la sortie de crise passe nécessairement par un partenariat stratégique clair et assumé entre l’État et le secteur privé national.
Selon Abdoulaye Sylla, le pays se trouve aujourd’hui dans une impasse alimentée par une combinaison de facteurs structurels et conjoncturels, mais aussi par une politisation excessive des débats économiques. Il estime que cette situation exige des réponses audacieuses, fondées sur la rationalité, la responsabilité et l’intérêt général.
Dans son analyse, le parlementaire insiste sur le rôle fondamental que doit jouer l’État. Celui-ci, dit-il, doit être stratège, régulateur et catalyseur, et non un substitut aux initiatives privées. Pour Abdoulaye Sylla, un État trop interventionniste peut devenir un frein à la créativité, à l’investissement et à la création de richesses.
Il plaide ainsi pour une reconnaissance accrue du secteur privé national comme un acteur central du développement. Selon lui, la mission de ce secteur ne se limite pas à la recherche du profit, mais englobe également l’investissement productif, l’innovation, la création d’emplois durables et la contribution active au financement des politiques publiques essentielles.
Abdoulaye Sylla souligne par ailleurs que l’émergence économique et le patriotisme économique ne peuvent être décrétés par des discours ou des slogans. Ils se construisent, affirme-t-il, par la capacité du pays à produire, à transformer localement et à exporter de la valeur ajoutée, dans un environnement économique sain et compétitif.
Enfin, le député appelle à l’union des expertises, des volontés et des moyens pour sortir durablement le pays de l’impasse. Pour lui, ce choix ne relève ni de l’idéologie ni du calcul politique, mais d’une nécessité stratégique. À ce prix seulement, conclut-il, le Sénégal pourra renouer avec une croissance inclusive, une prospérité partagée et une dignité économique retrouvée.












