L’affaire concernant le jeune frère de Doudou Kâ continue de susciter de vives réactions. Détenu depuis plus d’un an dans le cadre d’une procédure pour détention présumée illégale d’arme à feu, le prévenu n’a, à ce jour, toujours pas été jugé.
Une situation que Modou Abib MBACKE qualifie d’inacceptable et de contraire aux principes fondamentaux de la justice.
Dans une déclaration ferme, Modou Abib MBACKE est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une détention préventive excessivement prolongée, d’autant plus préoccupante que, selon lui, le dossier serait bouclé depuis plusieurs mois et ne souffrirait d’aucun obstacle majeur justifiant un tel retard judiciaire.
Selon les éléments avancés, l’arme à l’origine de la procédure aurait été héritée du père du détenu, un fait qui, s’il est avéré, appelle une analyse juridique approfondie et nuancée. Pour Modou Abib MBACKE, cet élément central aurait dû conduire à des mesures moins contraignantes que l’incarcération prolongée, dans le respect de la présomption d’innocence.
« On ne peut pas maintenir un citoyen en prison pendant plus d’un an sans jugement, sans décision claire, sans perspective judiciaire », dénonce-t-il. Il rappelle que la détention préventive doit rester une mesure exceptionnelle, strictement encadrée par la loi, et non se transformer en peine anticipée.
Tout en prenant soin de ne pas remettre en cause l’institution judiciaire dans son ensemble, Modou Abib MBACKE interpelle les autorités compétentes sur la nécessité d’une justice plus diligente, plus humaine et plus équitable. Il estime que le silence et l’inaction prolongés autour de ce dossier fragilisent la confiance des citoyens dans le système judiciaire.
Pour lui, cette affaire dépasse largement le cas individuel du jeune frère de Doudou Kâ. Elle pose une question de principe : jusqu’où peut aller la détention préventive sans jugement dans un État de droit ? Une interrogation légitime, à l’heure où les droits fondamentaux des justiciables doivent rester au cœur de toute procédure.
Modou Abib MBACKE appelle ainsi à une issue rapide et claire : soit la tenue d’un procès dans des délais raisonnables, soit la mise en liberté du prévenu conformément à la loi. « La justice ne doit pas seulement être rendue, elle doit l’être à temps », conclut-il.
Assirou.net