Créée en 2006 par le regretté Serigne Saliou Mbacké pour apporter une solution durable à la crise de l’eau à Touba, Maou Rahmati traverse aujourd’hui une zone de turbulences inquiétante.
Initialement dirigée par Serigne Cheikh Aliou Mbacké, puis par Serigne Moustapha Dieng, la structure est désormais secouée par une contestation sans précédent depuis l’arrivée, le 1er janvier 2021, de l’actuel directeur Serigne Abdou Khadre Mbacké.
👉 Face à la presse, les travailleurs ont dénoncé :
Des retards récurrents de salaires,
Des licenciements abusifs visant même certains cadres fondateurs,
Une mauvaise gestion financière ayant vidé les caisses (32 millions de FCFA envolés),
Des machines en panne, une organisation plombée, et un climat social délétère.
« Depuis son arrivée, l’esprit de solidarité a disparu. La gestion est opaque, partisane et la communication inexistante », a martelé leur porte-parole.
🚨 Une tentative de sauvetage qui tourne court
Pour contenir la crise, le Khalife général des mourides avait instauré un cadre de concertation réunissant Touba Ca Kanam, Reeteet, Maou Rahmati, l’OFOR, la mairie de Touba, Touba Khépp et le sous-préfet de Ndame. Mais selon les travailleurs, ce dispositif est resté sans effet.
La tentative d’intégrer Serigne Abdou Lahad Mbacké Habibou à la direction, pour insuffler un souffle nouveau, aurait même été bloquée par le directeur actuel.
Pire encore, face à la faillite déclarée de la structure, Serigne Mountakha Mbacké avait débloqué 25 millions de FCFA pour relancer les activités. Mais les travailleurs affirment que rien n’a changé :
« Dans cette affaire, il n’y a que lui qui s’en sort. Nous, nous travaillons dans la dèche », accuse le porte-parole.
⏳ Vers une médiation du Khalife ?
Des sources proches du dossier laissent entendre que Serigne Mountakha pourrait prochainement convoquer les différentes parties afin d’apaiser les tensions et tenter de sauver Maou Rahmati d’un naufrage annoncé.