À compter du mardi 16 décembre 2025, une nouvelle taxe viendra impacter toutes les opérations de mobile money au Sénégal. Baptisée Taxe sur les Transferts d’Argent (TTA), elle est prévue par la Loi de finances n°2025-17 et s’appliquera aux transactions effectuées via les différents services de transfert, de paiement et de retrait.
En quoi consiste la TTA ?
La TTA impose une taxe de 0,5 % sur chaque opération, avec un plafond de 2 000 FCFA par transaction pour les particuliers.
Cela signifie que certains frais augmenteront significativement.
Exemple :
Pour un transfert de 100 000 FCFA :
1 000 FCFA de frais de service
1 000 FCFA de taxe TTA
Total : 2 000 FCFA
Contrairement à certaines idées reçues, la taxe n’est pas prise en charge par l’opérateur, mais entièrement par le client — ou par le commerçant dans le cas d’un paiement marchand.
Une mesure qui suscite l’inquiétude
L’entrée en vigueur de la TTA soulève plusieurs préoccupations parmi les usagers et les acteurs du secteur :
Hausse du coût des transactions quotidiennes
Risque d’un retour massif au cash
Ralentissement potentiel de l’inclusion financière
Perte de compétitivité pour les petits commerçants
Mécontentement général des consommateurs
🔄 Comment le marché pourrait réagir
Les opérateurs et fintechs pourraient être amenés à :
Adapter leurs modèles économiques
Accélérer l’interopérabilité (PI-SPI) pour réduire certains coûts
Proposer de nouveaux services moins coûteux
Faire pression pour un réajustement de la taxe si les impacts deviennent trop lourds
Un débat ouvert
Si cette taxe promet d’augmenter les recettes fiscales, elle pose une question essentielle : servira-t-elle réellement le pays, ou freinera-t-elle la digitalisation financière ?
Les prochains mois permettront d’en mesurer l’impact r
éel sur les ménages, les entreprises et l’économie numérique.![]()