Dakar, 5 août 2025 – La mobilisation prend de l’ampleur au sein de l’Alliance pour la République (APR). Ce week-end, les femmes du parti dans la région de Dakar ont organisé un important rassemblement pour exiger la libération immédiate des cadres de leur formation politique, actuellement incarcérés ou placés sous contrôle judiciaire.

Réunies au siège régional de l’APR à Dakar, les militantes issues des cinq départements – Dakar, Pikine, Guédiawaye, Rufisque et Keur Massar – ont dénoncé ce qu’elles qualifient de “dérive autoritaire” du régime en place, dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko.

“Nous sommes ici pour dénoncer avec vigueur l’injustice que subissent nos camarades. Ce régime cherche à faire taire l’opposition par l’emprisonnement et l’intimidation”, a déclaré Mame Guèye Diop, députée et porte-voix de la mobilisation.

Les femmes de l’APR exigent notamment la libération immédiate de plusieurs figures du parti : Farba Ngom, Mansour Faye, Lat Diop, Moustapha Diop, Abdoulaye Ndiaye, ainsi que des chroniqueurs Abdou Nguer et Badara Gadiaga.

Elles appellent également à la levée du placement sous bracelet électronique de l’ex-ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall et de l’ancienne ministre des Mines Aïssatou Sophie Gladima, tout en demandant la fin du contrôle judiciaire imposé à Ndèye Saly Diop Dieng.

Prenant la parole à son tour, la députée Fatou Diouf a mis en garde l’exécutif :

“Vouloir faire payer des responsables politiques ne fera qu’empirer vos problèmes.”

Les militantes accusent les nouvelles autorités de vouloir affaiblir l’APR en judiciarisant la vie politique, une stratégie, selon elles, visant à neutraliser l’opposition depuis l’alternance au sommet de l’État.

Plusieurs figures du parti ont pris part à la mobilisation, notamment Amadou Mame Diop, ancien président de l’Assemblée nationale, le député Abdou Mbow, et Marième Badiane, présidente des femmes apéristes. Tous ont appelé les militants à rester mobilisés jusqu’à la libération des personnes détenues et le rétablissement de leurs droits politiques et civiques.