Le projet Dakar Métropole Internationale trouve son origine dans le Plan national d’aménagement et de développement territorial (PNADT) à l’horizon 2035. Cette vision, amorcée par l’ancien président Macky Sall, avait pour objectif de moderniser et de décongestionner Dakar, qui concentre près du quart de la population et 70 % des activités économiques du pays.
Après les réalisations comme l’AIBD, les sphères ministérielles, le Stade Abdoulaye Wade ou le CICAD, Macky Sall voulait aller plus loin avec la création d’une véritable métropole régionale, adossée à un réseau de transports multimodal. Le TER, l’autoroute Ila Touba, le BRT et l’extension du Train Express Régional vers Thiès, AIBD et Mbour devaient constituer l’ossature de ce projet.
La Métropole Internationale devait aussi s’appuyer sur de grands chantiers comme :
le port en eaux profondes de Ndayane,
l’usine de dessalement de l’eau de mer,
le Parc des technologies numériques,
l’Université Amadou Mahtar Mbow,
le Musée des Civilisations noires,
ainsi qu’un Data Center et un supercalculateur pour préparer l’avenir numérique.
Par ailleurs, l’implantation de la Maison de l’ONU à Diamniadio visait à positionner Dakar parmi les grandes capitales diplomatiques mondiales, aux côtés de New York, Genève et Nairobi. Macky Sall voyait dans ces infrastructures un levier pour renforcer l’attractivité internationale du Sénégal et répondre aux défis sociaux, économiques et environnementaux.
Aujourd’hui, le régime actuel entend relancer ce projet métropolitain en mettant en avant sa propre vision, sans citer l’ancien président. Toutefois, des interrogations subsistent, notamment sur la capacité à financer et à achever ces infrastructures structurantes. Certains craignent que le discours de rupture du nouveau pouvoir ne conduise à un abandon ou à une remise en cause de ces acquis, pourtant déterminants pour l’avenir économique et diplomatique du pays.