Le dossier Aliou et Aïssata SALL continue de diviser l’opinion publique.
Selon des sources proches de la Division des Investigations Criminelles (DIC), l’affaire qui agite la toile relèverait davantage d’un projet immobilier privé inachevé entre partenaires que d’une opération frauduleuse.

🔹 Un investissement contractuel entre partenaires

L’enquête a mis en lumière la participation de plusieurs acteurs, dont Léopold Ngom (SERTEM) et Seyni Thiam, dans une Société Civile Immobilière (SCI).
Les montants en cause — 170 millions FCFA provenant de la SERTEM et 70 millions FCFA sous forme de prêt de Seyni Thiam — étaient destinés à financer un projet immobilier ultérieurement revendu à 150 millions FCFA.
Les partenaires concernés auraient confirmé la nature privée et contractuelle de l’opération, appuyant ainsi les déclarations d’Aliou SALL.

🔹 Une rétrocession documentée et remise aux autorités

Les pièces du dossier incluent des documents de rétrocession remis aux autorités compétentes, attestant de la traçabilité des transactions.
En droit OHADA, la rétrocession équivaut à une restitution des parts sociales formalisée par écrit, démontrant ici une démarche de régularisation et de transparence.

🔹 Une disproportion judiciaire pointée du doigt

Malgré ces éléments, Aïssata SALL, impliquée à hauteur d’à peine 1 % dans la structure, fait l’objet d’une attention judiciaire soutenue.
Plusieurs observateurs dénoncent une disproportion dans le traitement du dossier, estimant que les faits concernent un investissement privé sans impact sur les finances publiques.

🔹 Des précédents comparables

Certains rappellent des cas similaires, comme celui du chanteur Waly Seck, où des différends financiers ont été réglés à l’amiable, sans détention ni préjudice à l’État.
Les partisans du maire de Guédiawaye plaident ainsi pour un traitement équitable et mesuré, à la lumière des documents transmis et des témoignages concordants.

🔹 En attente de la décision judiciaire

L’ensemble des preuves de rétrocession, de prêt et de revente a été déposé auprès des autorités.
Les défenseurs d’Aliou et Aïssata SALL espèrent désormais que la justice tiendra compte de la réalité économique et juridique du dossier, afin de ramener la sérénité dans un débat devenu hautement médiatique.