La question du coût de la vie reste au cœur des préoccupations de l’Alliance pour la République (APR). Malgré la baisse observée sur certains produits, l’ancien parti au pouvoir estime que les difficultés économiques des ménages sénégalais demeurent préoccupantes, notamment en raison de la pression persistante sur le pouvoir d’achat.
À l’issue d’une réunion de son Secrétariat exécutif national, l’APR a décidé de porter le débat sur le terrain institutionnel. Dans un communiqué publié le 7 septembre 2026, la formation politique annonce son intention de saisir plusieurs organismes publics afin d’obtenir une photographie plus précise de la situation économique et sociale du pays.
La Cour des comptes et l’ANSD sollicitées
L’APR envisage notamment de saisir la Cour des comptes, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) ainsi que différentes autorités de régulation.
L’objectif affiché est d’obtenir des données permettant de mesurer de manière transparente et indépendante l’évolution des prix, du pouvoir d’achat et des conditions de vie des populations.
Pour le parti, les chiffres disponibles doivent permettre de vérifier concrètement si les mesures prises pour réduire le coût de la vie produisent réellement les effets attendus sur les ménages.
Une baisse des prix jugée insuffisante
L’APR conteste par ailleurs l’interprétation qui pourrait être faite de la diminution enregistrée sur certains produits alimentaires. Selon ses responsables, cette évolution pourrait notamment s’expliquer par une baisse de la consommation des ménages.
Autrement dit, la réduction des achats des familles aurait contribué à ralentir la demande, avec des conséquences potentielles sur l’activité des entreprises et sur l’appareil productif national.
Le parti considère ainsi que la baisse ponctuelle de certains prix ne saurait, à elle seule, traduire une amélioration durable du niveau de vie des Sénégalais.
L’emploi, les entreprises et les grands chantiers au cœur des critiques
Dans sa déclaration, l’APR pointe également plusieurs difficultés qu’elle attribue à la conjoncture actuelle : licenciements, ralentissement ou arrêt de certains grands projets, fragilisation des mécanismes de protection sociale et pression fiscale sur les entreprises.
La formation politique appelle donc le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko à prendre, selon elle, la mesure de ces difficultés et à apporter des réponses concrètes.
L’APR réclame notamment un soutien accru aux opérateurs économiques ainsi que des politiques favorisant la production locale, estimant que la relance de l’activité et la préservation des emplois constituent des leviers essentiels pour améliorer durablement le pouvoir d’achat.
Avec cette démarche, l’ancien parti au pouvoir entend placer les indicateurs économiques et sociaux au centre du débat public et demander aux institutions compétentes des éléments objectifs pour apprécier l’évolution de la situation du pays.
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