New York, 24 septembre 2026 — La sécurité de l’eau s’est imposée au cœur des discussions internationales en marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies. L’Arabie saoudite et le Sénégal, en collaboration avec la Global Water Organization (GWO), ont organisé à New York une rencontre ministérielle de haut niveau consacrée à l’action collective en faveur de la sécurité hydrique.
Intitulé « United for Water: A Call for Collective Action », l’événement a réuni au siège des Nations unies des ministres, de hauts responsables gouvernementaux, des représentants d’organisations internationales, de banques multilatérales de développement, d’agences des Nations unies ainsi que des acteurs du secteur de l’eau.
Passer des engagements à l’action
Les participants ont examiné les pressions croissantes exercées sur les ressources hydriques mondiales et les moyens de transformer les engagements politiques en actions concrètes et mesurables.
Les échanges ont notamment porté sur le rôle de la sécurité de l’eau dans le renforcement de la résilience et de la stabilité, l’accélération de la mise en œuvre des engagements internationaux ainsi que la mobilisation de financements durables et de partenariats.
La rencontre a également souligné les liens étroits entre la gestion de l’eau et plusieurs enjeux majeurs du développement, notamment la santé publique, la sécurité alimentaire, le développement économique, la résilience climatique et la stabilité.
Le Sénégal affirme son engagement
La séance d’ouverture a été marquée par les interventions du Vice-ministre saoudien des Affaires étrangères chargé des Affaires multilatérales internationales, ainsi que du Haut Représentant du Président de la République du Sénégal.
Ces interventions ont illustré l’importance accordée au renforcement de la coopération internationale autour de la question de l’eau.
La session d’ouverture a également été marquée par un message vidéo spécial du Représentant spécial des Nations unies pour l’eau.
« Transformer l’engagement en résultats concrets »
Prenant la parole lors de la rencontre, Dr Fahad Balghunaim, chef de l’équipe fondatrice de la Global Water Organization, a insisté sur la nécessité de passer des engagements aux résultats.
Selon lui, la sécurité hydrique doit désormais s’appuyer sur une meilleure mobilisation des financements, l’innovation, l’accès à des données fiables et le renforcement des capacités institutionnelles.
« L’action collective exige que chacun d’entre nous mette ses meilleures capacités au service d’un objectif que nous partageons », a-t-il notamment déclaré.
Financement, innovation et coopération
Les représentants présents ont partagé leurs expériences nationales en matière de renforcement de la résilience grâce à la sécurité de l’eau.
Les discussions ont également porté sur le développement de partenariats capables de soutenir des projets à grande échelle et sur la mobilisation de financements durables pour les initiatives prioritaires dans le secteur de l’eau.
L’objectif affiché est de renforcer les liens entre les gouvernements, les organisations internationales, les institutions de développement et les autres acteurs concernés afin de favoriser une mise en œuvre concrète des engagements.
La Global Water Organization veut renforcer la coopération internationale
La Global Water Organization (GWO) entend poursuivre son travail avec les gouvernements et les partenaires internationaux afin de renforcer la coopération dans le domaine de l’eau.
L’organisation se présente comme une plateforme destinée à mettre en relation les États avec des expertises, des financements et des partenariats pour soutenir leurs objectifs en matière de sécurité hydrique.
Créée à l’initiative de l’Arabie saoudite, la GWO a vu sa Charte signée à Riyad en mai 2025 par huit États membres : la Grèce, le Koweït, la Mauritanie, le Pakistan, le Qatar, l’Arabie saoudite, le Sénégal et l’Espagne. Son siège est établi à Riyad.
Ses quatre axes stratégiques portent sur le financement et la mobilisation de ressources, les données et le reporting, la recherche et l’innovation, ainsi que les politiques publiques et la gouvernance.
À New York, le Sénégal et l’Arabie saoudite ont ainsi réaffirmé, aux côtés de leurs partenaires, la nécessité d’une coopération internationale renforcée pour faire face aux défis croissants liés à l’eau et soutenir un développement plus résilient.
